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STEFAN SIEGEL, créateur du site NOTJUSTALABEL, Londres

Stefan SIEGEL, créateur du site NOT JUST A LABEL

La Fashion Week de Casablanca fut pour nous une spectaculaire boîte de pétri de la mode, une folle succession de rencontres, et nous y sautions allégrement de fleur en fleur tels Mario et Luigi dans le plus beau des stages de Mario Bross que l’on pourrait imaginer. Et c’est avec un immense plaisir que nous nous sommes laissés noyer dans cette concentration exceptionnelle d’esprits créatifs. Mais c’est d’abord l’ampoule clignotant au-dessus de la tête d’un personnage bien particulier qui capta nos attentions : celle de Stefan Siegel ou l’équation parfaite entre la nonchalance américaine et l’illustre chic londonien.

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Stefan est ce genre de chasseur qui n’atteint sa cible que pour mieux la voir s’épanouir et fleurir. Chasseur de têtes imaginatives, farfelues et créatives, il est le pionnier de cette aspiration à voir se fonder une véritable interconnexion communautaire de têtes penseuses, dont la première concrétisation a été le site Notjustalabel à travers lequel les esprits de plus de 5000 jeunes créateurs s’entrechoquent et s’harmonisent.
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Ton dernier achat?
Ça peut aller de la "Fast fashion" a des choses plus pointues, comme par exemple la collaboration complètement dingue entre H&M et MMM.

Qu’est ce qui ne t'a jamais quitté?
J’espère que c'est mon courage à initier le changement, à nager à contre-courant et à innover. Mais si vous pensiez a quelque chose de plus matériel, ce sera probablement mon iPhone, je sais que ça sonnera pathétique mais je fais TOUT avec.

Ton premier souvenir mode?
Bonne question, surement un bracelet en cuivre trouvé sur une plage en Italie, que j'ai porté pendant des années.

La pièce honteuse de ton dressing?
Ma veste "épouvantail" créée par un designer Scandinave. Elle a l'air d'être composée de petites plumes noires. Je n'ai toujours pas trouvé l'occasion de la porter, à un enterrement peut être?!

Où te sentes-tu chez toi?
Incontestablement loin de Londres, parce que j'y suis trop stressé. Ça peut être dans un hôtel sympa ou l'hiver quand je reviens du ski et que je suis quelque part avec une bonne tasse de thé bien chaud. Même si ma vie tourne autour des plus grandes villes, c'est dans la nature que je me sens le mieux.

A quoi fais-tu très attention?
La beauté classique et naturelle chez les gens, dans la mode et dans toutes les choses qu'on achète. Je réfléchis toujours au long-terme, j'apprécie donc ce qui dure et qui est de qualité aussi bien dans les objets que dans les relations humaines.

Une marque qui te ressemble?
Je ne me définis pas en termes de marques. Mais je travaille avec près de 10,000 jeunes créateurs et marques émergentes et je pense qu'ils représentent tous la 'brebis galeuse' qui est en chacun de nous et ils m'inspirent donc au quotidien.

Que trouve-t-on sur ta table de chevet?
J'ai été élevé selon la philosophie qu'il ne doit pas y avoir de distractions autour d'un lit. Mai je suis sûr que si je me débarrassais de cette théorie, mon lit serait entouré d'une TV, d'un frigo, d'un téléphone et probablement d'un distributeur de glaces sur ma table de chevet.

Quelle grande maison affectionnes-tu?
Je n'aurais jamais assez de temps pour expliquer pourquoi je choisirais une marque plus qu'une autre mais je peux peut être vous dire que Vivienne Westwood m'inspire beaucoup pour son indépendance totale, Chanel, pour nous avoir prouve qu'une société au capital d'un multi-milliards d'Euros peut être gérée par une famille ou encore Giorgio Armani pour être l'un des entrepreneurs les plus admirables.

Quelles sont tes inspirations?
Les gens Incapables, ceux qui renient leurs opportunités, ceux qui acceptent le système pour ce qu'il est, ceux qui n'ont aucune vision. Ils m'inspirent dans la mesure ou je m'évertue a faire tout le contraire de ce qu'ils font.

Une adresse insolite à partager?
Le 'Smile Café' a New York, Le 'U Kucharzy restaurant' a Varsovie, la 'Rochelle School Cantine' a Londres. Et quand vous irez, vous saurez pourquoi !

Ton rituel beauté?
Aller au sport trois fois par semaine, courir, prendre 6 repas par jour, pas d'alcool ni de drogue, la nourriture sans gluten…Je pourrais continuer pendant des heures…



Yasmine Hadhoumi, Créatrice de Little Bohemian, Dar Bouazza

La dompteuse du vintage
Yasmine maîtrise les ambivalences comme personne car elle semble être née avec cette prédisposition singulière à pouvoir tout incarner à la fois. Et c’est donc son polychromatisme qui fonde paradoxalement sa cohérence, comme si l’on y avait assemblé avec une étrange harmonie des pièces de différents puzzles. 
  
Aussi excentrique qu’attentionnée, aussi éparpillée qu’acharnée, aussi passionnée que tempérée, Yasmine est plusieurs archétypes à la fois. Mama-Cool dévouée, surfeuse à ses vagues perdues, artiste-peintre, restauratrice de meubles vintage, chineuse invétérée, elle cumule les activités mais surtout les talents. 

Intemporel, son antre est ce genre de maison semblable à un gigantesque atelier, dans lequel chaque pièce cristalliserait un précieux fragment de cette créativité exhaustive dont jouit Yasmine. Car à vrai dire, cette jeune femme n’en a que faire du temps. Insufflant la vie à ses pièces anciennes, ses pièces chinées, dès qu’elle sent venir le temps de la résurrection, le parfum de cette fleur semble bel et bien encenser tout ce qu’elle approche.


http://littlebohemian21.blogspot.com

J’ai déniché ce mini haut au marché Dallas et ces impressionnantes sandales que j’adore au marché Bab Al Khmiss à Marrakech.
Le Kimono est une trouvaille au marché Dallas customisé par moi pour ma marque Little Bohémian.

Le kimono est aussi l’un de mes créations, un mélange de tissu chinois et de wax africain.  Un savoureux mélange des deux cultures.
 
Un amour sans raison.
 
Cette ceinture est un cadeau de la créatrice Salima Abdel Wahab.
Cette jupe est un cadeau de Sylvie Richoux et un tee-shirt pour hommes.
 
Encore l’une de mes créations. Une robe Jean-Paul Gaultier mixée à un haut trouvé au marché Casa Barata à Tanger.
 
Le soir pour être confortable.
Cousue par ma mère lorsqu’elle avait 22 ans. 

J’adore les imprimés et cette liberté de pouvoir les associer.

Cette veste militaire est un cadeau de ma copine Raquel Benchetrit, cette robe vintage vient du marché à Hay Hassani et ces compensés  sont une base de chaussures Minelli agrafée à un tissu fleurie.

J’ai trouvé ce jean chez Troc Mania (Mâarif) et ce gilet était un reste d’usine.
Vintage, Casa Barata, Tanger.
 
 J’ai besoin d’avoir des lunettes en grande quantité.

Cette combinaison est vintage, elle provient du marché Dallas.
Je n’aime que les vieux sacs.
 
Je ne maquille que mes yeux et ne cache jamais mes cernes.

Jean Fornarina trouvé chez Troc Mania. Je l’ai customisé en le déchirant ici et là.

 
 
Ton dernier achat?
Le rouge à lèvres Rushian Red de Mac pour un petit goût d’automne.

Quelle e-shoppeuse êtes-tu?
Mauvaise, les vêtements sur la toile ne me donnent pas envie. Je fonctionne à l’instinct, lorsque je vois quelque chose, je le veux sur le champ. De plus, je n’ai même pas de carte de crédit.

Le principal trait de ton caractère?
Facétieuse et ce n’est pas bien.

Qu’est ce qui ne t’a jamais quitté?
Mes potes de  la maternelle, mes tatoos, l’amour des êtres humains et ma main de Fatma que j’ai reçu à la naissance.

La pièce honteuse de ton dressing?
Une culotte avec de fausses fesses que ma sœur Kako m’a offerte. A chaque fois que je l’essaye sous un pantalon je trouve l’effet renversant. Bien évidemment je l’enlève pour sortir car ce serait un leurre.

Une marque qui te ressemble?
Ah ça non ! Nous sommes tous bien trop complexes pour ressembler a une marque et puis qu’est ce que je vais vous répondre ? Isabel Marant ? Chanel ? Vivienne Westwood ? Je n’ai plus qu’à frimer par la même occasion!

Que trouve-t-on sur ta table de chevet?
J’ai horreur des tables de chevet et encore plus lorsqu’elles sont de chaque côté du lit. Ma chambre c’est mon univers, un monde de filles peuplé de portes bonheur et de livres dont Solal d’Albert Cohen, en ce moment.

Ton premier coup de cœur fashion?
A 1à and, je voulais une chaîne de chevilles avec des clochettes et une jupe longue en cuir longue assez bizarre. Je n’ai jamais reçu la première mais l’année dernière, Sylvie Richoux, la directrice de Casa Moda Academy, m’a offert une longue jupe verte en cuir. Une pure merveille!

Une mode qui t’agace?
Les it-bags et les fins de saisons. Je n’en peux plus de voir depuis six mois des imprimes aztèques, des fleurs, du crochet…J’attends avec impatience l’Automne.

Quelles sont tes inspirations?
Beyoncé ça se voit non?

Comment décries-tu ton propre style?
Inconstant et non exemplaire.

Une adresse insolite à partager?
Laguna Beach en Californie, non plus sérieusement, le rayon vêtements des supérmarchés Marjane, on y trouve quelques fois des trésors.

Ton rituel beauté?
Je suis une vraie geisha. Quand je m’y mets,  je peux appliquer quinze crèmes à la fois. Je crois que j ai mis ma première crème anti-ride  à 12 ans, d’où l’absence de rides sur mon visage (elle rit). Je cultive mon amour pour les cernes ainsi je n’ai pas d’anti-rides pour le contour des yeux et je dors peu rien…ça fait jazzer. On dit de moi «  She looks Like a junkee »…les jalouses! 

Un imprimé préféré?
Incontestablement celui traverse le temps la rayure.

Qu’aimerais-tu qu’on dise sur toi?
Elle est méchante. 

L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais?
Un gros cœur accroché à mes clés qui pèse une tonne,  un cadeau de Salome Dugas, ma filleule (vous entendrez bientôt parler d elle). Je n aime que les portes bonheur et je ne garde que ça le reste ça fini toujours en cadeau. 


SOUHEIL ENNABILI, Assistant Chef de produit chez l'Oréal, Paris

La singularité dans l'Art du détail
 
C'est au cours d'un rendez-vous professionnel que nous avons fait la connaissance de Souheil et la conception du style de ce jeune diplômé de l'ESC Reims nous apparut alors comme une évidence.

Il fait en effet partie de ces rares amoureux de la simplicité dans l’élégance. Mais sous cette apparente candeur stylistique, c’est en fait dans la maîtrise du détail que l’on distille l’essence de ses tenues. Et la noblesse de ce personnage qui n’est pas uniquement suggéré par son nom, lui est en fait conférée par la précocité étonnante de cette sagesse de la mode, comme si Souheil s'était imprégné, aspergé de lustres voire de siècles de culture et d'art. 

Nous l’aurons ainsi compris, le cosmos du style pour Souheil est une véritable science, si bien qu’il voit dans la recherche et développement en cosmétique un équilibre futur parfait entre l’art de l’être et celui du paraître.


 
Mes must carry with me.


Achetés dans le Marais

 
Ma veste de tous les jours.
La tenue des brunchs chics parisiens.  


Ma pochette Louis Vuitton, achetée lors des ventes du personnel.

   
J'ai toujours rêvé d'être un danseur déchu.

 
Plus c'est vieux, mieux c'est!
 

 Arrêtez de m'offrir des parfums! 

Ma tête de balai préféré.
La magie du classique... 


Mon dernier achat?
Ça fait longtemps que je n'ai pas fait de shopping (eh oui!!), mais sinon la dernière chose que j'ai achetée, c'est une chemise avec des fleurs bleues et vertes sur laquelle j'ai craqué en août chez Paul&Joe. (Je dois arrêter de rentrer dans ce magasin)

Qu'est-ce qui ne te quitte jamais? 
Mon petit flacon format voyage de Grand Bal (j'aime bien me parfumer plusieurs fois dans la journée), mes petits calepins Moleskine (j'en ai de toutes les couleurs) que j'aime bien avoir sur moi pour noter mes pensées, mes inspirations, mes envies du moment...

Ton premier souvenir mode? 
J'ai la mémoire courte. Et tout l'intérêt de la mode (en tout cas à mon sens) c'est que tout est éphémère et que tout change...donc à quoi bon s'en souvenir :)

A quoi fais-tu très attention? 
Aux parfums, aux accessoires...Le diable est dans les détails et je trouve que c'est tout ce qu'on crée autour d'une tenue qui en fait la beauté...

Une marque qui te ressemble? 
Je pense qu'elle n'existe pas...mais ce serait un Balmain pour le côté rock, un Paul & Joe pour la fraicheur, et un Chanel parce que c'est ce qu'on envie tous aux femmes :)

Qu'écoutes-tu en boucle? 
En ce moment, du Nicki Minaj mais ça dépend des jours!

Quelles sont tes inspirations? 
La rue! Aucun blog, aucun magazine ne peut égaler la richesse et l'originalité qu'on peut voir dans certaines rues et soirées parisiennes. L'excentricité et la folie tokyoites me manquent un petit chouia aussi!

Quel est le compliment que te détestes entendre? 
Aucun en particulier...ça dépend de la personne qui me le dit!

Une adresse insolite à partager? 
Le magasin Addicted dans le Marais pour ses pièces SCSP (Sans culotte sans papier) qui est une marque parisienne créée par un ami qui est complétement décalée et super fun!!

Ton rituel beauté ? 
Une bonne nuit de sommeil, une cuillère bien froide pour dégonfler les poches sous les yeux et une bonne dose de courage pour braver la jungle urbaine. 

Où te sens-tu chez toi? 
Partout et nulle part...En France pour la liberté d'expression, au Maroc pour la famille, le confort de vie, le beau temps, à Dubai pour le côté too much, en Floride pour avoir l'impression d'être mince au milieu de tant d'obèses... 

Où m’emmènerais-tu dîner? 
Tu verras bien quand tu seras à Paris :)

 

MOUNA BELGRINI, Rédac chef du magazine Tendances & Shopping


La fille du sud devenue femme du monde.


Mouna vous fera sourire, bon gré mal gré. Mêlant générosité et courage, force de ne vouloir être qu’elle-même, elle nous livre sa philosophie du style, un océan à la croisée des mondes, un folklore de couleurs, et de matières, qui est en fait sa philosophie de vie, de cohérence. L’habit faisant exceptionnellement le moine pour cette épicurienne aussi radieuse que ces couleurs qu’elle affectionne, nous nous sommes donc décidés à accoster sur son île. Après des études à Agadir, une année de spécialisation dans la Ville Lumières, c’est Casablanca qu’elle vient illuminer, et à laquelle elle lègue ses talents créatifs et littéraires de journaliste. Aujourd’hui rédactrice en chef du magazine Tendances et Shopping, et éternelle amoureuse de la vie, c’est entre son bureau, ses amis, et ses compagnons de routes, son chien et son chat, qu’elle partage son temps.

Son intérieur est sans doute le premier à marier, avec brio , des influences tous azimuts, comme si Classicisme, Baroque et Pop Art s’y étaient donné rendez- vous. Son repaire est à l’image de cet esprit de voyage, de bohème à la Woodstock, et c’est une étrange mais parfaite harmonie entre une montagne de vêtements excentriques, de gadgets farfelus, d’utile et d’inutile qui attire notre regard. En véritable collectionneuse, chaque place a été volontairement dédiée à un objet particulier, un drapeau, un bijou, une échappe, un pin’s, qu’importe leurs prix, c’est évidemment à ses yeux qu’ils resteront à jamais inestimables.





Said Mahrouf, designer de mode Haute Couture, Casablanca.

Le Maître du minimalisme épuré.


Said est un homme aussi modeste que discret. Son personnage cultive son propre mystère et bien que lʼon ait tenté dʼélucider cette énigme en sʼintroduisant dans son antre secret, cherchant dans cet hangar dʼidées les clés de sa singularité et de sa réussite, lʼéquation Mahrouf reste entière et irrésolue.
Cʼest en véritable chimiste, quʼà lʼoeuvre dans son atelier, il esquisse sur un tissu vierge de toute inspiration, dont il fait et défait les coutures à lʼinfini, les premières ébauches de sa création.
Il nʼaime pas se montrer en public et lʼon devine parfois sa silhouette derrière celle dʼun de ses mannequins. Son travail cʼest en fait, sa propre mise en scène, le nôtre étant de déceler son art de créer les traits symptomatiques de sa personnalité.
Sa prochaine collection quʼil dévoilera probablement à la Fashion Week dʼAmsterdam lui a été inspirée par le tourbillon de couleurs et de beauté quʼest Marrakech et le résultat sera sans aucun doute et une fois encore, cette impression exceptionnelle de feu dʼartifices étonnement maîtrisé et contenu.




ALIA LAGHRARI

Alia, « élevée », comme prédestinée à fouler le monde du haut de ses talons.


Lors de notre première rencontre, presque du troisième type, lʼan dernier, nous avons été immédiatement aussi fascinés que conquis par ce personnage et son savant mélange très caractériel de styles, gothique et romantique, qui contrastent avec son corps frêle. Une excentricité qui se fait rare dans le sérieux des rues de Casablanca, et Alia se plaît à le croire. Amoureuse de belles pièces, elle fait aussi de son habit sa marque de fabrique, son mode dʼexpression et son défouloir.